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Bernard Clavel n’est plus...



Sa personnalité, son soutien, son exemple manqueront désormais à l’EPG,
dont il fut, dès sa création, l’un des parrains. Mais il nous reste son oeuvre.
Déjà durant l’hiver 77/78, l’un de ses romans, Le carcajou, dont l’action
se déroule dans le grand nord canadien, a fait l’objet d’une expérience
pédagogique à l’EPG en partenariat avec le collège de Seyssins,
un PAE ( projet d’action éducative ) touchant une classe de 3e peu motivée
par la lecture, mais que le soutien de Bernard Clavel et de l’EPG finit
par réveiller.

Après une étude littéraire du roman, la découverte de l’auteur et de son
engagement en faveur de la paix, une sortie en raquettes sur le
plateau d’Herbouilly leur permit d’observer gîtes et traces de la faune
sauvage du Vercors devenu ainsi métaphore du nord canadien et
d’appréhender ce haut lieu de la Résistance. Dans ce décor prenaient vie
non seulement le livre avec ses personnages, mais aussi ses valeurs :
respect de la nature, curiosité envers l’autre -ici l’indien nord-américain, -
réflexion sur le tragique humain qui n’est pas une fatalité, désir de
résister à l’adversité, de se battre contre les ennemis qui habitent
parfois nos sociétés occidentales.

Bernard Clavel connaissait cette expérience et plus largement l’action
de l’EPG , lorsqu’en 2003 dans la préface à l’ouvrage Paroles de paix
( Albin Michel ) il écrivait : "A Grenoble, des hommes de bonne volonté
ont fondé une"Ecole de la paix". On en parle peu et je n’ai jamais
entendu dire qu’elle ait inspiré ceux qui sont chargés de l’enseignement
ni en France ni ailleurs. C’est à ces femmes et ces hommes de vrai
progrès que ces pages sont dédiées".

Que Bernard Clavel, qui s’en prenait aux guerres, demeure en paix…
L’Ecole de la paix, pour sa part, perpétuera ses combats, notamment à
travers des “classes de paix” qui feront avancer son rêve.

Liliane Denjean